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AUTRES DOCUMENTS
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| 6. Article signé Chan. E, publié dans La Vallée d'Aoste le 29 décembre 1923
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| Pour l'École |
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| (…) Et mettons-nous à l'œuvre. Si nous voulons que la Vallée d'Aoste n'ait pas à souffrir de la plaie de l'analphabétisme, qu'elle n'a jamais eue, si nous voulons, en outre, que les Valdôtains sachent encore le français, mettons-nous à l'œuvre. Voici le moment propice pour commencer cette œuvre qui est notre unique salut : la fondation des écoles qui ne dépendent pas du gouvernement, qui soient nôtres, par les instituteurs qui y enseignent, par la langue qu'on y parle, par l'idéal d'amour au Pays qu'on y cultive. Ô vous tous qui aimez votre petite patrie, qui la voulez belle, riche, mais surtout chrétienne et valdôtaine, resterez-vous inactifs ? Partout, il faudra en construire, dans chaque village privé d'école et même dans quelques bourgs populeux, à côté de l'École gouvernementale, partout nous devrons construire l'École catholique et valdôtaine. Certes, le travail est immense, il semble bien supérieur à nos forces et à nos moyens. Qu'importe ? Le moment est venu de commencer : commençons. Nous en fonderons une, puis nous en fonderons une seconde, puis, peu à peu, ces écoles en produiront d'autres. Et lentement la Vallée d'Aoste se couvrira d'un réseau d'écoles, qui seront le foyer et l'âme de la patrie. Et qu'il soit sûr, le gouvernement, que ces écoles ne seront pas des foyers de révolte à la grande patrie. L'amour du terroir n'exclut pas l'amour à patrie, même si cette patrie est ingrate. Au contraire, il l'ennoblit et le rend plus solide. Mais que le gouvernement sache, aussi, que les moyens d'oppression et de haine contre les sentiments les plus chers aux Valdôtains, mettent à une bien dure épreuve leur patriotisme ; et si demain il y avait des Valdôtains qui, exaspérés de ces procédés lâches et oppresseurs, maudissent la patrie, le gouvernement devrait dire : " mea culpa ". Voilà pourquoi nous devons fonder des écoles valdôtaines. Il nous faut susciter les initiatives locales, pourvoir autrement, si ces initiatives manquent. Il faut aussi réunir les maîtresses valdôtaines, les grouper, les encourager plus à se faire une culture valdôtaine qui, trop souvent, dans les jeunes, leur manque. Oh ! combien de choses il nous faudrait faire ! Combien la moisson est abondante ! Et combien les ouvriers sont peu nombreux !(…) Je lance ces quelques idées, un peu timidement, mais le cœur plein et l'âme tendue, espérant que quelqu'un Écoute une voix, qui vient du cœur et qui n'a, malheureusement, que ceci de bon : elle vient du cœur. |
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